21 novembre 2008
Pour une Mobilisation lorraine contre la crise
Le Débat d’Orientation Budgétaire 2009 a été débattu vendredi 21 novembre 2008 en séance plénière du Conseil Régional de Lorraine.
Jean-Pierre Masseret, Président de la Région, a notamment annoncé plusieurs mesures destinées à renforcer le pouvoir d’achat des Lorrains, à développer la dynamique économique et technologique de la Lorraine, à favoriser l’accès à l’innovation, à valoriser la formation, à développer la mobilité, etc.
Ainsi, il n’y aura pas d’augmentation d’impôts, la carte Multipass permettant l’acquisition des matériels scolaires à la prochaine rentrée sera majorée de 10%, un prêt à taux zéro est mis en place pour financer des travaux d’isolation dans les habitations, une aide au permis de conduire sera consentie pour les jeunes de moins de 20 ans, etc.
Par ailleurs face à la situation économique actuelle, le Budget 2009, qui sera présenté en décembre, sera surtout un véritable budget « anti-crise ».
« Face à la crise on ne peut pas rester l’arme au pied. Il faut avancer de façon offensive » affirme Jean-Pierre Masseret.
Des mesures anti-crise
Jean-Pierre Masseret appelle au nom de la Région à la Mobilisation lorraine contre la crise.
C’est pourquoi il propose de nouvelles mesures en faveur de trois publics cibles - les ménages, les salariés et les entreprises :
- La création d’un numéro vert, avant la fin de l’année 2008.
Il sera servi par une cellule de crise composée d’agents et de cadres de la Région, complétés par des consultants et extérieurs. Les appels arrivant au numéro vert seront aiguillés sur la cellule de crise qui pré-instruira les dossiers en collaboration avec les directions régionales industrie, agriculture, artisanat et commerce, travail, emploi, formation.
Trois comités opérationnels pour les ménages, pour les salariés et pour les entreprises seront installés à l’initiative de la Région. Les partenaires publiques et privés seront sollicités.
- La mise en place d’un fonds d’aide à la Prévention des difficultés, au bénéfice des ménages et des entreprises.
- La mise en place d’un fonds d’avance remboursable Energie-Climat pour soutenir des PME dans les projets en matière de maîtrise de l’énergie et de développement des énergies renouvelables.
Par ailleurs, la Région Lorraine demande à l’Etat :
- la création de zones d’entreprises défiscalisées de l’impôt sur les sociétés pendant une période de 10 ans pour tout projet totalement nouveau (comme cela avait été fait au milieu des années 80 à Dunkerque, Toulon et La Ciotat).
- la garantie auprès des banques régionales des emprunts nouveaux, afin de peser sur les taux proposés.
- l’abondement des fonds de participation et d’investissements régionaux afin d’accroitre la capacité de ceux-ci à intervenir dans les projets économiques régionaux.
Les autres priorités
L’engagement de la Région portera également dans les semaines qui viennent sur quelques dossiers porteurs d’avenir :
- réalisation d’une plateforme technologique européenne sur les matériaux
- parc technologique sur le bassin houiller
- plateforme européenne d’écoconstruction sur Esch-Belval
- pôle de compétitivité sur la qualité de l’eau dans le cadre du cluster Ecopole de Lorraine
- réalisation en Meuse d’un démonstrateur de seconde génération sur l’utilisation de la Bio masse
- projet européen ULCOS pour capter le gaz carbonique des grandes installations industrielles
- valorisation du matériau bois en Lorraine avec le pole fibre Grand Est et une école du bois à Epinal (filière industrielle complète de matériaux d’origine végétale à vocation de traiter l’enveloppe des bâtiments)
- l’espace territorial compris entre Madine – Chambley – la gare Meuse d’Issoncourt – Vandières – l’aéroport – le carrefour du Cheval Blanc, feront l’objet d’une demande d’opération d’intérêt national.
Dans ce cadre seront étudiées des alternatives à l’A31 qui devra être mise à 2 fois 3 voies (valorisation de l’axe Longwy – Toul par Fresnes-en-Woeuvre par exemple).
- la Région Lorraine proposera au SMITU de Thionville de créer un syndicat mixte permettant d’étudier et de réaliser de nouveaux projets de transports entre Thionville et le Grand Duché du Luxembourg afin de faciliter la mobilité des travailleurs frontaliers. Ces études et les projets qui seront arrêtés s’intégreront aux investissements et équipements décidés par le Luxembourg.
Il s’agit d’actions pragmatiques pour soutenir les entreprises. L’Etat et la Région doivent conjuguer leur volonté et leurs moyens pour engager une politique active.