Beaucoup de choses ont été dites à ce stade du débat. Je m’étonne par contre que, dans ce débat qui concerne les orientations budgétaires, l’opposition n’ait pas fait une seule proposition !
Quelques points quand même sur les élus territoriaux, Je voudrais dire un mot tout à fait juste, qui m’a été soufflé par une collègue, c’est que la proportionnelle a cette faculté de faire monter des jeunes talents dans les différentes assemblées. Ce qui veut dire que, quand on va procéder à ce scrutin territorial, il sera extrêmement difficile d’avoir cette parité dans les 20% restants de proportionnelle.
La deuxième chose que je voudrais dire sur cette « décentralisationfaçon Sarkozy. » On a beaucoup critiqué, depuis un certain nombre d’années, les sommes que l’on mettait sur la table, les dépenses non compensées. Je vais prendre ma casquette départementale – vous avez remarqué que je parle rarement du département dans cette assemblée – la chambre régionale des comptes vient de rendre son avis en ce qui concerne le département de la Meurthe-et-Moselle. Sur 200 millions d’euros non compensés depuis 2004 et à quelques milliers d’euros près, la Chambre Régionale des Comptes arrive à nos mêmes chiffres. Vous imaginez ce que cela veut dire en termes d’imposition ! Au-delà de la brisure du pacte républicain c’est ce que j’appelle une véritable « castration budgétaire ». Car dans le même temps, la perversité du système veut que les collectivités font payer les ménages. C’est fortement injuste de faire payer les plus pauvres pour payer les cadeaux des riches ! Je trouve ça scandaleux ! Le Conseil Général de la Meuse va prochainement être en cessation de paiement pour ses routes. Je vous renvoie à Alain Juppé ou Jean-Pierre Raffarin qui dise également ce que je viens de dire.
Un propos a été tenu sur les diplômes en Lorraine. Une des ressources essentielles de notre région c’est la qualité de son Université. Je salue notamment le travail qui a été accompli par Jean-Pierre Moinaux puisqu’on aura bientôt, une seule Université Lorraine ; l’objet essentiel de la recherche que nous opérons actuellement, au département de Meurthe-et-Moselle et à la Région, c’est de faire le fil rouge qui conduira à ce que les jeunes diplômés aient une meilleure motivation et capacité pour entreprendre.
Sur la filière automobile et ce sera mon dernier point. Je le disais en aparté à Gérard Longuet, nous sommes tous deux passionnés par la voiture ; c’est un réflexe, c’est comme ça, j’ai des tares comme tout le monde. Par contre on n'a rien entendu sur le fait que la Meurthe-et-Moselle et la Région se sont investies pour récupérer le bâtiment de Daewoo pour garder Faurecia, que nous avons un groupe espagnol qui s’est installé, que nous avons accompagné, non seulement sur des subventions mais aussi des cautionnements d’emprunts, que nous sommes en train de travailler sur la filière électrique. J’étais, il n'y a pas plus tard qu’une semaine, avec les responsables de chez Renault : 2011, 2012, ils vont sortir leurs premières voitures totalement électriques et avec une mission qui a été confiée à Adielor et au CAPEMM, pour que, sur l’ensemble de cette chaîne, on trouve comment mobiliser les énergies. Là encore, les quatre Départements lorrains et la Région peuvent mettre un énorme pied à l’édifice de la voiture électrique, qui sera, j’imagine, la voiture de demain et consommera moins d’énergie. Nous sommes, sur ce point, extrêmement en avance par rapport à d’autres régions donc on n’a pas les pieds dans le même sabot. On est très en avance sur ces choses là. On accompagne toute la filière des équipementiers qui souffre pour garder la main d’œuvre dans notre paysage. Je rappelle aussi la difficulté qui est que nous ne sommes pas des moteurs de développement pour ces secteurs comme le sont les pays émergents dits BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine). Nous nous devons, avec la capacité inventive, de garder les gens formés sur place.