Dans l’Est Républicain (article du 20 juillet dernier), la députée Valérie Rosso-Debord récidive dans la critique du Conseil Régional de Lorraine, tout comme le fait régulièrement son collègue de Nancy, Laurent Hénart depuis janvier. Tous les deux semblent plus préoccupés de l’élection régionale de 2010 que de répondre aux besoins des Lorrains face à la crise : « elle regrette le retard pris par la région lorraine dans le domaine de la formation professionnelle ».
C’est un peu court et si peu précis pour une députée qui se dit investie dans la formation.
Je lui conseille fortement de regarder avec honnêteté les actions de la Région Lorraine en formation professionnelle avant de faire une déclaration qui relève plus de la polémique que d’une réelle responsabilité politique. La députée ne connait pas les politiques de la Région Lorraine, encore moins les dispositifs de formation professionnelle mis en œuvre depuis 2004 sur le terrain.
Madame la députée n’est pas sans savoir l’efficacité de la décentralisation de la formation professionnelle : la Région Lorraine a investit plus que les dotations reçues de l’Etat et sans augmenter les impôts en 2009.
Par exemple, le budget pour former les demandeurs d’emploi a augmenté en un an de 4,23% au service de 30 000 Lorrains.
Valérie Rosso-Debord a-t-elle vu la création de l’insertion professionnelle pour 15 millions d’euros par an qui a permis la création des écoles lorraines de la deuxième chance pour les jeunes sans qualification – aujourd’hui premier réseau en France.
Valérie Rosso-Debord a-t-elle remarqué le travail fait en transition professionnelle pour former les salariés en entreprise et soutenir le retour à l’emploi des licenciés par le chèque de transition professionnelle et l’aide à leurs frais de déplacement.
Valérie Rosso-Debord n’a pas salué non plus les coups de pouce anticrise du budget 2009 (70 millions d’euros) comme par exemple l’alternative au chômage partiel (1 million d’euros) qui sert à former les salariés et à les payer à 100% au lieu d’être au chômage.
A-t-elle noté qu’en juin 2009 la Région Lorraine a voté deux nouveaux coups de pouce face au désengagement de l’Etat pour rétablir l’égalité de traitement qui lui est si chère entre les bassins et les demandeurs d’emploi. Le premier a sauvé les 3 Ateliers Pédagogiques Personnalisés de Rombas Sarrebourg et Pont-à-Mousson abandonnés par l’Etat. Pour le second, la Région paiera, à la place de pôle emploi, les frais de transport hébergement et restauration aux demandeurs d’emploi formés par pôle emploi.
J’espère que la députée de la 3ème circonscription de Meurthe-et-Moselle dénoncera à Paris avec autant de ténacité ces réels désengagements de l’Etat vécus par les lorrains qui en ont le plus besoin. Nous, élus régionaux de gauche sommes sur le terrain du concret et c’est bien nous qui réglons les conséquences injustes pour les Lorrains des réformes faites à Paris.
Laurence Demonet