Depuis 2004, en Région Lorraine, plus et mieux former les lorrains pour l’emploi : c’est notre priorité. Nous nous sommes occupés de ceux qui subissaient la crise et nous avons mis en œuvre des solutions concrètes, souvent avant le gouvernement.
Je mets à disposition de l’opposition régionale les chiffres de la formation pour l’emploi. Tout au long des mois passés et les mois qui viennent, on entend en permanence que la Région Lorraine, la majorité de gauche aurait mis moins d’argent dans la formation professionnelle et moins d’argent au service des demandeurs d’emploi. Bien sûr tout le monde est préoccupé par le chômage surtout quand il s’agit de critiquer ce que la majorité a fait pour le limiter.
Preuve à l’appui :
Pour l’éducation et la formation, la Région Lorraine, depuis 2004, c’est clairement 1/3 du budget régional, c'est-à-dire 1,4 milliard cumulé et si l’on regarde les comparaisons de budget hors les agents des lycées pour être honnête, c’est une augmentation chaque année, soit 91, 5 millions d’euros en plus en 5 ans.
En 2009, l’éducation et la formation, c’est 316 millions d’€ et en 2010 345. C'est-à-dire presque 1 million par jour. Dans ce domaine, nous avons pris des engagements, ils ont été tenus et sont payés. Nous réaffirmons cet investissement dans l’humain et nous continuerons à le faire dans le mandat suivant. Eviter de passer par la case chômage est une bonne chose pour les lorrains. Ce sont les choix que nous avons faits, former pour l’emploi est notre priorité.
Pour répondre à Claude Gaillard qui n’est plus présent. Je voudrais lui dire qu'il y en a assez d’entendre distiller des sous entendus : la Région se serait mise en concurrence avec le contrat de transition professionnelle des Vosges. Mais il faut que Claude aille se renseigner ! Nous avons signé une convention de partenariat avec l’Etat, avec Pôle Emploi dont le CTP. Et Claude de repartir sur les contrats aidés. La politique de l’Etat est responsable de l’emploi et c’était 8000 contrats aidés en Lorraine il y a 2 ans pour 18 000 aujourd’hui. Et bien sûr qu’il faut se préoccuper de leur formation que la loi n’imposait pas C’est pour cela que la Région Lorraine lance le fonds d’insertion pour les lorrains à partir de janvier pour former les salariés les plus précaires.
Il en est assez d’entendre des chiffres qui ne sont pas vrais. Dans un budget, soit on sait additionner les chiffres pour savoir à quoi ils servent soit on ne sait pas le faire. Si M. Cherpion rapporteur de la formation professionnelle, était là, je ne doute pas, lui qui connaît les actions en faveur des demandeurs d’emploi qu’il pourrait additionner l’insertion professionnelle, le sanitaire et social, la transition professionnelle et pas seulement compter la formation continue.
Preuve à l’appui :
En Lorraine, ce sont 90 millions sur les 3 directions (formation, insertion et transition) que nous mettons pour former, pour aider, pour accéder à l’emploi s’y maintenir ou y retourner. Lorsque l’on est honnête, on discute à partir de chiffres vrais et l’on s’aperçoit que c’est bien avant les décisions du gouvernement qu’en Lorraine, nous avons mis en œuvre des dispositifs qui n’existent pas ailleurs en insertion, en transition, dans les E2C dont 1095 jeunes ont bénéficié avec à la clé 63% en emploi. Les actions territoriales d’insertion professionnelle pour aider les entreprises à recruter ont permis à plus de 2504 lorrains d’entrer dans l’emploi (60% d’emploi), le dispositif FACE (2253 salariés licenciés aidés), le chèque de transition professionnelle pour 122 salariés licenciés, les 1000 permis pour l’emploi (450 en 6mois), l’alternative au chômage partiel où l’on est formé plutôt que d’être au chômage et payé à 100% (1200 salariés en ont bénéficié).
Quand Daniel Gremillet parle de « jolis mots » et « d’un concret creux » de notre action régionale, je dis que le creux lui appartient et que les jolis mots aussi. Nous nous sommes occupés de ceux qui subissaient la crise et avons mis en œuvre des solutions concrètes bien avant le gouvernement. Vous voulez que je vous parle de la charte lorraine de l’orientation, de LORFOLIO salué par Martin Hirsch. La majorité de Gauche a compris en Lorraine ce qu’il fallait faire. Près de 90 millions au service des salariés et des demandeurs d’emploi. En 2009 l’éducation et la formation a aidé 150 639 lorrains. C’est plus de 32 000 d’entre eux aidés en formation dont 25 000 demandeurs d’emploi. Je sais ce sont des chiffres, ils sont irréfutables je vous les mets sur la table, je vous fais le pari que l’on peut les recompter ensemble si l’on veut parler des choses vraies. Nous, on a choisi d’investir dans l’humain parce que l’investissement humain, c’est ce qui fait la réussite des entreprises et de l’activité économique. Nous formons pour l’emploi mais nous ne sommes pas responsables de l’emploi. Je vous abreuve de chiffres, parce que depuis 5 ans passés, ensemble, à entendre sans surprise de session en session, que l’on ne fait pas certaines choses et quand on le fait, vous nous reprochez de le faire. Lorsque l’on parle du chômage en Lorraine, il y a souvent de la compassion mais surtout beaucoup de suspicion parce que l’on est de gauche.
A droite, vous êtes finalement pour être à la mode, des « faiseurs de buzz ». C'est-à-dire que vous inventez un événement pour que l’on puisse en causer alors qu’il n’est même pas vrai. Depuis 5 ans, je n’ai jamais entendu une proposition sur la question de l’emploi des lorrains. En passant, savez vous que le gouvernement ne compte pas les contrats aidés dans les chiffres du chômage. Au moment où le CES publie que 300 000 lorrains dont 45% d’enfants, vivent en dessous du seuil de pauvreté et bien, allez lire la page du soutien au pouvoir d’achat par la Région, par notre majorité. Le seuil de pauvreté est à 903€ par mois ; imaginez ce que cela fait ! Pour que se soit moins cher de se former en Lorraine, les 21 000 stagiaires de la formation professionnelle ont économisé chacun 305€ par mois et les 150 salariés licenciés aidés par la Région, c’est une économie de 1333€. Au fond, qu’à droite dans cette assemblée vous doutez de nous, j’en suis ravie parce que la gauche fait mieux que la droite. Nous sommes convaincus que c’est ainsi qu’il faut faire et donc les « Daniel, les Claude et les Laurent » ne pourront jamais justifier la mauvaise foi de leurs chiffres. J’aime l’opposition et j’aime la combattre quand elle est vraie mais ici, elle ne l’est pas dans cette droite régionale. Même l’approche des élections ne peut justifier la mauvaise foi.
Laurence Demonet Conseillère Régionale, 2ème Vice-Présidente déléguée aux actions régionales relevant des "Interventions en faveur de l'insertion professionnelle, de l'innovation sociale, de la reconversion et de la transition professionnelles"